L'essentiel
- Tout saignement survenant un an ou plus après les dernières règles doit être exploré.
- Causes les plus fréquentes : atrophie de l'endomètre et polype ; un cancer est retrouvé dans environ 9 % des cas.
- Un endomètre de 4 mm ou moins à l'échographie est très rassurant.
- Au-delà, ou si les saignements persistent : hystéroscopie avec biopsie ciblée.
Sommaire
Pourquoi tout saignement doit-il être exploré ?
Après la ménopause, l'endomètre ne saigne normalement plus. Un saignement est donc toujours un signal. Une méta-analyse portant sur plus de 40 000 femmes retrouve un cancer de l'endomètre chez environ 9 % des femmes qui saignent après la ménopause. À l'inverse, neuf fois sur dix, la cause est bénigne.
Le saignement est le premier signe de la grande majorité des cancers de l'endomètre : l'explorer tôt permet un diagnostic à un stade précoce, où la guérison est la règle.

Vue hystéroscopique · illustration
Quelles sont les causes ?
| Cause | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|
| Atrophie de l'endomètre | Cause la plus fréquente : muqueuse fine et fragile qui saigne facilement |
| Polype | Fréquent, retiré et analysé après la ménopause |
| Hyperplasie | Épaississement de l'endomètre ; la forme atypique est précancéreuse |
| Cancer de l'endomètre | Environ 9 % des saignements après la ménopause |
| Traitement hormonal | Saignements possibles les premiers mois ; à explorer s'ils persistent |
Quels examens ?
L'échographie endovaginale mesure l'épaisseur de l'endomètre. Une épaisseur de 4 mm ou moins est très rassurante chez une femme qui saigne après la ménopause : le risque de cancer est alors très faible. Au-delà, ou si l'endomètre est mal visible, il faut un prélèvement.
La biopsie à la pipelle, faite en consultation, prélève l'endomètre à l'aveugle. L'hystéroscopie permet de voir la cavité et de biopsier exactement la zone suspecte : c'est l'examen de choix lorsqu'une lésion localisée est suspectée, ou quand les saignements persistent malgré une biopsie normale.

L'hystéroscopie après la ménopause
L'examen est le même qu'avant la ménopause : au cabinet, avec une optique fine et un spéculum retiré rapidement. Le col est parfois rétréci par l'atrophie ; une préparation locale par un œstrogène quelques jours avant peut faciliter le passage. Si le col reste fermé, l'hystéroscopie se fait au bloc, sous anesthésie.
Un polype est retiré dans le même temps et analysé. Une image suspecte est biopsiée de façon ciblée ; le résultat est connu en une semaine environ.
Et sans saignement ?
Un endomètre épais découvert par hasard à l'échographie, sans aucun saignement, n'impose pas toujours une hystéroscopie : le seuil d'exploration est discuté selon l'épaisseur, l'aspect et vos facteurs de risque. Sous tamoxifène, le dépistage systématique par échographie n'est pas recommandé en l'absence de saignement ; tout saignement doit en revanche être exploré.
Questions fréquentes
Un petit saignement isolé après la ménopause est-il grave ?
Le plus souvent non, mais il doit toujours être exploré, car il est le premier signe de la plupart des cancers de l'endomètre.
Que signifie un endomètre de 4 mm ?
Chez une femme qui saigne après la ménopause, un endomètre de 4 mm ou moins à l'échographie est très rassurant. Au-delà, un prélèvement est nécessaire.
L'hystéroscopie est-elle plus difficile après la ménopause ?
Parfois, car le col peut être rétréci. Une préparation locale par œstrogène aide ; sinon, l'examen se fait sous anesthésie.
Mon traitement hormonal peut-il faire saigner ?
Oui, surtout les premiers mois. Des saignements qui persistent au-delà de six mois ou qui apparaissent plus tard doivent être explorés.
Références
Rédigé et relu par le Dr Olivier Kadoch · 18 octobre 2026
Cette page informe ; elle ne remplace pas une consultation. Chaque situation est discutée individuellement.


